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Manuel López Oliva
Roberto Fabelo
 
López Oliva dépasse un quart de siècle en train de peindre et en faisant critique de l’art.

Le sol carré de son studio ressemblant à un échiquier et taché à la façon de Pollock c’est une histoire curieuse des actions et des obsessions de cet homme-ci dont il me semble nous ne connaissons pas suffisamment de son œuvre.

Ses portraits des héros des années 60, colorés et pas du tout solennels deviennent l’origine de ceux d’aujourd’hui. Ceux qui parlent des hommes inconnus et communs. Mais de la même façon importants dans son humaine et imparfaite configuration. Plusieurs fois masqués ou habitants des scénarios terribles, cathédrales en flammes font l’objet d’une bonne partie de son œuvre des années 80.

Dans le relief qualitatif de son travail actuel nous pouvons apercevoir des longues années successives de gloire picturale en tant qu’artiste.

Les traits des visages trames représentent une image possible de l’homme mise au bord des situations extrêmes. C’est comme ça que je vois Lopez Oliva en train de cumuler toute l’énergie et la sagesse possible et qui nous promets sur le terrain une partie décisive dans laquelle sans vouloir amoindrir la bonne critique de l’art qu’il exerce, je suis toujours pour le solide peintre qu’il n’a jamais cessé d’être.
Roberto Fabelo, 1995