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Tiré du catalogue de l’exposition Voix du silence
 
…L’univers créatif de Cosme Proenza est une preuve ineffable de maîtrise du métier et de sensibilité créatrice. Les métaphores de ses images créent une atmosphère spéciale dont la matière est tirée de l’évocation et de l’aspiration. Tel un délicieux élixir d’utopies, son imagination se déverse dans l’authenticité de ses paysages, la profondeur de ses végétations et le vol ondulé des couverts qui prennent vie d’eux-mêmes. Ainsi parvient-il à recréer la présence véridique d’insectes irréels et d’êtres impensés avec la mystérieuse docilité de leurs anatomies et le tissu fragile de leurs ailes. C’est dans l’hybridité coloriée de ses créatures, dans les transparences fascinantes et dans la douce soumission de la couleur aux exigences du clair-obscur, dans les lointains incommensurables de ses perspectives et la complicité de ses brumes que gîte le convainquant de ses impossibles. C’est dans la dramatique dualité de ses lumières et ombres et dans le baroquisme enveloppant de ses scènes que réside la délicatesse de sa trame, la musicalité de ses exubérances et la trame entremêlée de réminiscences et d’apports. C’est alors qu’affleurent la beauté de ses ensembles et la sensualité lyrique de ses aspirations créatrices…

(Tiré du catalogue de l’exposition Voix du silence, Musée national des beaux-arts, septembre-octobre 2002.)